Les fractures sont nombreuses à Marseille et rongent la solidarité et le lien social depuis des décennies. Marseille est l’une des villes les plus inégalitaires de France. Le défi de réparer et soigner cette ville déchirée par des fractures sociales, économiques et environnementales est immense et nécessite de mobiliser toutes nos ressources pour apprendre à vivre ensemble.

 

Les actions en faveur du logement digne
… pour vivre et habiter dans des conditions décentes

 

3#1 Création d’un Organisme d’Intérêt National (OIN) pour coordonner les mesures d’urgence contre le mal-logement

Nous organiserons en début de mandat une conférence citoyenne pour répondre à l’urgence du mal-logement. Celle-ci sera organisée sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP). Cette autorité indépendante tirera au sort un jury citoyen pour siéger aux côtés des élu·es et des représentant·es des associations. Ils seront chargés d’établir un plan de lutte sur dix ans pour la résorption de l’habitat indigne et insalubre.

 

3#2 Extension du permis de louer aux quartiers touchés par les logements indécents

Le permis de louer fonctionne sur le même principe que le contrôle technique pour les voitures. Les propriétaires doivent faire visiter et contrôler leur logement à une équipe d’inspection pour obtenir l’autorisation de louer leur bien. On oblige ainsi les propriétaires à faire des travaux ou à vendre si le logement est en mauvais état. Ce permis de louer est déjà expérimenté à Noailles, mais de manière très insuffisante. Nous élargirons ce dispositif aux quartiers dans lesquels il y a une forte concentration de logements insalubres et nous renforcerons les moyens de contrôle.

 

3#3 Renforcer les services techniques en charge de la lutte contre l’insalubrité et le péril 

Nous ferons de la lutte contre le mal-logement une priorité de la Ville. Mettre fin à l’habitat insalubre passe par le repérage rapide des situations problématiques, une intervention immédiate du service d’hygiène et une action résolue contre les propriétaires et les syndics négligents. Nous réorganiserons les services de la Ville en lien avec le logement, avec une redéfinition des rôles de chaque service. Nous constituerons des équipes solides et formées pour des services performants. Les moyens humains et financiers doivent être particulièrement augmentés dans la phase d’urgence humanitaire actuelle, résultat de décennies de laisser-faire criminel. Les copropriétés dégradées et les bailleurs sociaux feront l’objet d’un suivi spécifique.

Nous réorganiserons les services de la Ville en lien avec le logement, et redéfinirons les rôles de chaque service. Nous constituerons des équipes solides et formées pour des services performants. En faisant de la lutte contre le mal-logement une priorité de la ville.

 

3#4 Mise en place d’une police de l’habitat

Nous mettrons en place une police de l’habitat, c’est-à-dire une cellule d’agents administratifs qui enquêtera sur les marchands de sommeil (en coopération avec tous les services : cadastre, fisc, notaires). Cette police aura vocation à faire engager des poursuites judiciaires contre ces délinquants.

 

3#5 Création d’un guichet unique municipal de l’habitat

Nous créerons un guichet unique municipal de l’habitat, doté d’antennes dans chaque arrondissement, pour servir et guider les habitant·es (propriétaires occupants, propriétaires bailleurs, locataires). Ce guichet unique centralisera toutes les démarches immobilières : demande d’un permis de louer, d’un permis de construire, d’informations sur le plan local d’urbanisme, de subventions pour isoler son logement, etc.

 

3#6 Appliquer la Charte pour un Relogement Digne

Nous suivrons toutes les procédures décrites dans la Charte pour un Relogement Digne signée le 9 juillet 2019 sous la houlette des collectifs qui ont lutté pour accompagner les personnes expulsées et délogées. Cette charte est encore peu appliquée par les autorités publiques, alors qu’elle garantit le respect des droits fondamentaux de tous les individus.

 

3#7 Construire des logements sociaux

Nous nous fixons comme objectif d’atteindre les 25% de logements sociaux par arrondissement fixé par la loi « Solidarité et Renouvellement urbain » (SRU), avec la construction de 6 000 logements sociaux par an. Nous ferons la promotion de la mixité sociale en articulant plusieurs niveaux de logements sociaux (très social, social, social+) sur tous les territoires. Nous mobiliserons le foncier non utilisé et veillerons à ce que les règles de construction ne soient pas détournées par les promoteurs immobiliers pour éviter d’intégrer des logements sociaux dans leurs projets.

 

3#8 Garantir une transparence de l’attribution des logements sociaux

Nous élaborerons un nouveau processus d’attribution des logements sociaux, avec dossiers anonymes, attribution sur critères objectifs et transparents par des commissions paritaires constituées de représentants des pouvoirs publics et des associations. L’accès aux logements sociaux doit être égal pour toutes et tous, sans passe-droit ni clientélisme.

 

3#9 Mettre en place un service de conseil d’isolation thermique

Nous établirons un service de conseil pour aider et guider les Marseillais·es dans leurs démarches d’isolation thermique (trouver les subventions, remplir les dossiers, avancer les fonds). Ce service aura également pour objectif de coordonner l’action de toutes les entreprises intervenantes afin de réaliser des économies.

 

3#10 Construire des logements passerelles

Marseille manque de logements temporaires pour accueillir toutes les personnes en situation d’urgence : personnes délogées, migrantes, sans-abri. Pour y remédier, nous bâtirons dans tous les quartiers des logements passerelle adaptés aux différents publics, et gérés en étroite collaboration avec les associations.

 

3#11 Développer les habitats participatifs

Pour éviter la spéculation sur les biens immobiliers, nous développerons les logements participatifs sur le modèle des coopératives d’habitants ou des Organismes Fonciers Solidaires (OFS). Ces deux dispositifs permettent de modérer les prix immobiliers et rendent possible l’accès au logement pour une grande partie de la population.

 

3#12 Mettre en place un schéma directeur d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap

Marseille accuse un retard honteux en matière d’accessibilité des lieux publics et des transports en commun aux personnes en situation de handicap. Nous mettrons en place un Schéma directeur d’accessibilité, co-élaboré avec les pouvoirs publics et les associations. Ce schéma traitera de tous les engagements (travaux de rénovation et d’aménagement) de la mairie en faveur de l’accessibilité à ses bâtiments, ses lieux publics, et aux transports en commun : rampes d’accès, feux de signalisation sonores pour les personnes malvoyantes, trottoirs larges et bien entretenus… Nous soutiendrons les associations qui œuvrent dans le domaine du handicap et de l’accessibilité. Pour accélérer la résolution des problèmes d’accessibilité sur la voirie, nous mettrons en place un numéro gratuit spécifique “Allo Handicap” permettant de signaler les problèmes d’accessibilité sur la voirie et la signalétique aux services métropolitains, pour des interventions rapides. Enfin pour promouvoir l’inclusion, nous organiserons un événement visant à promouvoir l’inclusion des personnes en situation de handicap et à initier une dynamique citoyenne afin de banaliser le handicap. Le mois de l’accessibilité en Ville aura pour objectifs : une meilleure prise en compte des besoins des personnes en situation de handicap et de leur entourage ; la sensibilisation du grand public, et particulièrement des jeunes ; et l’amélioration de l’accès à l’emploi, le mois se déroulant en même temps que la semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

 

3#13 Lutter contre la spéculation immobilière

3#13 Lutter contre la spéculation immobilière et les locations courtes (Airbnb)

Certains quartiers touristiques se vident de leurs habitants, remplacés par des locations meublées saisonnières. Pour maintenir un cœur de ville actif et vivant, nous veillerons au strict respect de la législation limitant le nombre de jours de location autorisés par an. La pénurie de logements de qualité alimente aussi la hausse des loyers. C’est pourquoi nous devons limiter la pratique des locations courtes. Seuls les logements catégorisés en « résidence principale » pourront être inscrits sur les sites de courtes locations (par exemple Airbnb), pour stopper la constitution de portefeuille de biens immobiliers uniquement destinés à ces locations courtes.

 

Les actions en faveur de la santé
… pour garantir un égal accès de tous et toutes aux soins et à la santé 

 

3#14 Créer des maisons de santé

Nous garantirons à chacun et chacune un accès gratuit à tous les soins. Nous développerons un réseau de maisons de santé dans tous les quartiers qui manquent de professionnels soignants. Ces maisons de santé accueilleront des professionnels de santé (médecins, infirmier·ères, dentistes, kinésithérapeutes, psychologues, etc.) qui travailleront en étroite collaboration pour proposer des soins efficaces et coordonnés. Pour attirer du personnel soignant, ces maisons de santé seront gérées par des régies médicales qui prendront en charge l’entretien des locaux et proposeront des contrats à loyers modérés en échange d’une présence sur plusieurs années.

 

3#15 Développer la prévention environnementale

Nous développerons des Relais de prévention de toutes les formes de pollution et des maladies liées à l’environnement, avec un accès à une information claire et pédagogique. Ces relais seront installés dans des écoles, des maisons de santé, des locaux associatifs où des agents municipaux formés proposeront des sessions d’information à destination de tous les publics.

 

3#16 Produire une information transparente sur les pollutions

La lutte contre la pollution de l’air doit s’accompagner d’évaluations rigoureuses des niveaux de pollution. Nous installerons davantage de capteurs pour mesurer de manière plus précise toutes les particules dangereuses rejetées dans l’air par les véhicules polluants, les bateaux de croisière et les industries. Cette information sera accessible aux citoyen·nes, associations et responsables politiques, leur permettant de se rendre compte des enjeux dramatiques de la pollution de l’air à Marseille et de mesurer les effets des politiques de réduction de la pollution.

 

3#17 Élaboration d’un plan d’éradication des punaises de lit

Les punaises de lit sont devenues un véritable problème de santé publique à Marseille. Leurs piqûres provoquent démangeaisons, insomnies, angoisses, anémie des personnes âgées et présentent des risques d’infection. Les traitements pour s’en débarrasser sont exorbitants et sont souvent à la charge des locataires. Nous mettrons sur pied un plan d’éradication des punaises de lit pris en charge par la Ville et à destination des particuliers, en collaboration avec les instances de santé régionales et nationales.

 

3#18 Soutenir les pôles d’excellence hospitalière

Marseille est à la pointe sur de nombreux secteurs de la santé : chirurgie de la main, lutte contre le cancer, recherche sur les perturbateurs endocriniens, optique, etc. Pour soutenir ces pôles d’excellence, nous veillerons à améliorer l’organisation des services médicaux et administratifs, à reconfigurer le département des relations humaines (recrutement / gestion des carrières des emplois locaux), afin de rendre aux hôpitaux publics leur attractivité nationale et internationale, en étroite collaboration avec les pouvoirs publics nationaux et européens.

 

3#19 Soutenir la prévention contre les pratiques addictives et les toxicomanies

Nous recruterons des agents de prévention des pratiques addictives et des toxicomanies (drogues, alcool, jeux d’argent, etc.). Ces agents interviendront dans des relais de prévention installés en mairies de secteur, dans les maisons de santé ou dans des établissements scolaires. Ils organiseront conférences, sessions de formation et d’information aux risques liés aux addictions. Ils travailleront étroitement avec les conseiller·ères et psychologues scolaires de chaque établissement pour mener des actions concrètes de pédagogie, de suivi et de soutien.

 

Assurer la sécurité des Marseillais·es
… Pour vivre ensemble en toute sérénité

 

3#20 Création de Brigades Locales de Tranquillité Publique

Exaspérés par les cambriolages, les vols, le harcèlement de rue, les Marseillais·es réclament de vraies mesures pour assurer leur sécurité. Nous nous engageons à déployer des Brigades de Tranquillité Publique dans chaque arrondissement pour recréer un climat de confiance avec les habitants. Lutte contre les incivilités, prévention et médiation seront les missions de ces brigades. Elles agiront pour réduire les passages à l’acte délinquants, feront de la pédagogie et verbaliseront toutes les incivilités : harcèlement de rue, incivilités routières, agressions, discriminations, maltraitance animale.

 

3#21 Désigner des policiers référents par quartier et créer des « commissariats portables »

Nous désignerons des policier·ères référent·es par quartier, véritables intermédiaires entre les forces de l’ordre et les citoyen·nes. Nous formerons ces policier·ères à la rencontre des citoyen·nes, sous la forme des « commissariats portables » (selon une idée originale de la police de Rotterdam). Ces commissariats portables sont de petites installations temporaires dans une école, un parking, une place, dans des locaux d’associations. L’objectif est de rétablir une relation de confiance entre les policiers et les citoyen·nes, et faire circuler l’information (véritable clé de la réussite de toute politique de sécurité).

 

3#22 Organiser des marches exploratoires entre habitant·es et forces de l’ordre

Pour retisser un lien de confiance entre les habitant·es et les forces de l’ordre et mieux connaître les sources d’insécurité, nous organiserons des marches exploratoires dans les quartiers avec les élu·es, les forces de l’ordre et les habitant·es.

 

3#23 Établir un Schéma local de tranquillité publique co-élaboré avec les citoyen·nes

Nous établirons un Schéma local de tranquillité publique pour mieux coordonner les différents dispositifs œuvrant pour la tranquillité publique : police et gendarmerie nationale, police municipale, médiateurs, brigades de prévention, éducateurs. Les habitant.es participeront à cette démarche pour une bonne appropriation des enjeux de tranquillité publique.

 

3#24 Élaboration d’une politique de la nuit à Marseille

Nous développerons une approche globale et transversale de la nuit associant les politiques publiques : tranquillité publique, santé publique, culture, développement économique, transports, aménagement… Nous systématiserons la prise en compte des enjeux de vie nocturne dans les diagnostics de sécurité́, notamment lors des opérations d’aménagement urbain, en veillant à dédier une partie des diagnostics territoriaux au temps nocturne.

 

3#25 Décréter un moratoire sur la vidéo-surveillance

Des études récentes mettent en doute l’efficacité des systèmes de vidéo-surveillance qui permettent rarement de repérer des actes de délinquance en flagrant délit, ou de résoudre des enquêtes policières. Ces systèmes immobilisent pourtant des forces de l’ordre dans des salles de visionnage et présentent des risques importants pour les libertés publiques. Nous ferons un moratoire sur la vidéo-surveillance et redéploierons les dépenses et ressources vers la présence humaine sur le terrain.

 

3#26 Produire des statistiques fiables et transparentes sur l’insécurité et la délinquance à Marseille

Nous mettrons en place un outil statistique fiable et transparent pour connaître toutes les données de la délinquance et du crime à Marseille. Cet outil permettra d’orienter l’action en matière de sécurité, pour mobiliser nos ressources sur les problèmes les plus urgents et les quartiers les plus touchés.

 

3#27 Faire de la médiation avec les associations de supporters 

Nous favoriserons le dialogue avec les associations de supporters pour mettre fin aux actes violents, insultes et chants racistes et homophobes dans les clubs de sports.

 

3#28 Lutter contre les incivilités routières et le stationnement gênant

Chaque mois, plus de 200 accidents impliquent des véhicules à Marseille. Nous lutterons activement contre les incivilités routières, source de conflits et de danger : priorité à la protection de tous les modes de transports doux (protection des trottoirs, création de pistes cyclables séparées, voies de transport en commun). Nous verbaliserons systématiquement tous les stationnements illégaux, tout en construisant des places de stationnements dédiés aux vélos et aux deux-roues motorisés.

 

3#29 Lutter contre les violences faites aux femmes

Nous nous mobiliserons contre les violences faites aux femmes : prévention ; formation des agents à ce type de violences ; organisation des patrouilles dédiées à la sécurité des femmes dans certains quartiers ; financement des intervenants sociaux, psychologues et permanents d’associations dans les commissariats pour l’accueil et l’accompagnement des victimes ; renforcement des solutions de relogement pour les femmes victimes de violences  dans un dispositif « Un Toit pour elles ».

 

3#30 Développer les travaux d’intérêt général

Nous soutiendrons le développement des travaux d’intérêt général (TIG), en collaboration avec l’administration et les associations. Nous formerons des tuteurs TIG pour proposer une alternative crédible et pragmatique à l’incarcération pour la petite délinquance.

 

3#31 Expérimenter une stratégie à vocation nationale sur les violences armées liées au trafic de drogue 

Nous mettrons place une légalisation expérimentale du cannabis, qui permettra de faire baisser le trafic et d’empêcher la lutte armée entre les trafiquants. Nous organiserons à Marseille une Conférence nationale de consensus réunissant experts, monde médical et judiciaire, éducateurs, acteurs associatifs et institutionnels des quartiers.

 

Les actions pour garantir la propreté de nos rues

 

3#32 Nettoyer les rues avec de l’eau non potable

Partout où les eaux de pluie ne seront pas infiltrées, elles seront récupérées. La gestion des eaux pluviales à la source doit être privilégiée chaque fois qu’elle est techniquement et écono­miquement viable. Ces eaux seront récupérées dans des citernes et utilisées pour nettoyer les rues.

 

3#33 Installer des toilettes publiques en ville

Le manque de toilettes publiques contribue à la saleté de nos rues. Il est important de mettre à disposition des toilettes publiques propres et entretenues à tous les publics.

 

3#34 Zéro tolérance pour les dépôts de déchets sur la voie publique

La collecte et le recyclage des déchets sont des compétences métropolitaines, mais notre Municipalité mobilisera des ressources pour faciliter le travail des agents métropolitains à Marseille : nous sanctionnerons tous les dépôts de déchets sauvages (déchets du BTP, amiante, pneus, déchets ménagers…) via des “Patrouilles Propreté” que nous créerons au sein de la Police municipale. Nous organiserons des Travaux d’Intérêt Général de nettoyage des rues pour tous les contrevenants ayant jeté des déchets en dehors des lieux prévus à cet effet.

 

3#35 Réduire les déchets

Marseille aura une puissante stratégie Zéro Plastique, intégrée à notre stratégie plus globale Zéro déchet. Nous mènerons des campagnes de sensibilisation Zéro déchet à destination des scolaires, des ménages, des entreprises et des commerçant·es. Nous soutiendrons la mise en place de magasins de vente en vrac et de consignes. 

 

3#36 Installer des poubelles de tri

Nous améliorerons le taux de tri et de recyclage des déchets des particuliers en développant l’équipement de tri dans l’espace public : colonnes de tri sélectif dans les stations de métro et aux arrêts de tramway et de bus, devant les bâtiments publics, les établissements scolaires et salles de spectacle, dans les parcs et jardins et dans toutes les rues commerçantes. Nous améliorerons la signalétique et les panneaux éducatifs installés autour de ces colonnes de tri.

 

3#37 Lutter contre l’agression publicitaire

Nous réduirons la pollution publicitaire dans l’espace public en révisant le Règlement Local de Publicité (RLP). À l’instar de Grenoble, nous ne renouvellerons pas les contrats de mobiliers urbains publicitaires. Nos interdirons les dispositifs publicitaires consommant de l’électricité (panneaux déroulants ou éclairés, écrans numériques). Nous imposerons l’extinction des enseignes à la fermeture des magasins. Nous interdirons l’usage des bâches publicitaires sur les façades des immeubles en cours de rénovation. Nous mettrons gratuitement à disposition des administrés des autocollants « stop pub » afin de lutter contre les prospectus publicitaires.

 

Les actions de lutte contre les discriminations

 

3#38 Nommer un·e adjoint·e au maire contre toutes les discriminations

Nous désignerons dans l’équipe municipale un·e adjoint·e délégué·e à la lutte contre toutes les discriminations : racisme, discrimination contre les femmes, les personnes en situation de handicap, les personnes LGBTQI+. Son rôle sera de veiller à ce que toutes les administrations municipales se mobilisent contre ces discriminations, notamment lors des recrutements, dans les relations avec les citoyen·nes, avec l’organisation de formations pour lutter contre le sexisme, le racisme et l’homophobie. L’objectif est de garantir une égalité de considération de tous·te·s les citoyen·nes.

 

3#39 Aider les associations de soutien aux personnes LGBTQI+

Nous soutiendrons les associations qui défendent les minorités sexuelles et qui luttent au quotidien contre l’homophobie et la transphobie. Nous mettrons à disposition des locaux d’accueil de ces associations pour leur permettre d’être des lieux de refuge et d’écoute de tous.tes ceux et celles qui subissent au quotidien les insultes, le harcèlement et les discriminations.

 

Les actions de lutte contre la pauvreté
… pour redonner de la dignité à tous·tes les Marseillais·es

 

3#40 Création d’une Agence locale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion

Pour coordonner tous les acteurs qui luttent contre la pauvreté, nous proposons de créer une Agence locale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, dotée d’antennes dans les quartiers les plus touchés par la précarité. Pilotée par la ville de Marseille, l’agence fédérera toutes les bonnes initiatives associatives et publiques. Les axes prioritaires de l’agence : aider les Marseillais·es à recevoir de droit leurs allocations, soutenir les associations par des subventions et la mise à disposition de locaux, construire des hébergements d’urgence, construire des bains publics, etc.

 

3#41 Mise en place du dispositif « Zéro chômeur de longue durée »

Nous proposons d’agir au niveau local et d’expérimenter le dispositif « Zéro chômeur de longue durée » (loi de 2016). Ce dispositif permet de créer des Entreprises à But d’Emploi (EBE) en mobilisant les compétences des chômeur·euses de longue durée. Ces entreprises sont financées par un abondement de l’État prévu par la loi, en remplacement des prestations sociales (allocations chômage, RSA, ASS). Les premiers résultats de ce dispositif testé sur une dizaine de territoires français sont prometteurs.

 

3#42 Construction de bains publics

Pour permettre aux Marseillais·es qui n’ont pas accès à des bains ou douches de se laver, nous construirons des bains publics accessibles à un prix très modeste. Il est nécessaire de permettre à chacun·e de retrouver sa dignité et de prendre soin de son corps en toute intimité.

 

Promouvoir la culture et le sport
… pour garantir l’accès de tous et toutes aux pratiques culturelles et sportives

 

3#43 Créer un réseau dense d’équipements culturels à partir d’une feuille de route co-élaborée avec tous les acteurs de la vie culturelle.

Nous mobiliserons les fonds nécessaires (fonds européens, nationaux, régionaux et municipaux) pour constituer progressivement un réseau dense d’équipements culturels. Nous veillerons à une juste répartition des efforts pour toutes les pratiques culturelles (bibliothèques, évènements culturels, musées, fondations, concerts, tournois, cours de langue, conservatoires de musique et de danse, chant, théâtre, arts plastiques, artisanat…). L’objectif est de concevoir avec les acteur·trices culturel·les un maillage plus juste d’offre culturelle sur toute la ville. Nous ferons la promotion de la culture comme outil d’émancipation et d’expression citoyenne qui prend en compte la richesse de tou·te·s.

 

3#44 Adapter les horaires et les tarifs des lieux culturels et sportifs

Nous consulterons les habitant·es pour adapter les horaires des lieux culturels et sportifs de la ville à leurs usages. Nous simplifierons les tarifs à destination du public.

 

3#45 Construire une bibliothèque participative par an

Avec 8 bibliothèques, le réseau de Marseille est insuffisant pour proposer à tous et toutes un accès à l’information et à la culture. L’objectif est d’ouvrir une bibliothèque par an, en mettant en place une gestion participative du lieu, sur le modèle d’une coopérative. Les habitant·es du quartier pourront devenir coopérateur·trice bénévole et prendre part à la gestion de la bibliothèque (horaires d’ouverture, conférences, expositions, festivals, gestion du budget, bibliobus dans tous les quartiers, etc.). La démocratie participative, concrète, locale doit porter l’innovation artistique et culturelle.

 

3#46 Rendre transparentes toutes les attributions de subventions culturelles

Pour éviter le clientélisme culturel, l’attribution des subventions aux lieux et associations culturels devra répondre à des critères objectifs, transparents et connus de tou·te·s. Nous veillerons à l’absence de discrimination dans l’accès aux subventions culturelles.

 

3#47 Soutien au développement de la langue provençale occitane

La langue et la culture occitane ont profondément marqué l’histoire de Marseille. Défendre et soutenir cette langue vivante et cette riche culture permet d’inscrire Marseille dans son territoire, et de tisser des liens sociaux, politiques et culturels avec l’ensemble des communautés des rives de la Méditerranée, d’accueillir et inclure les nouveaux arrivants. Nous développerons l’enseignement de l’occitan-langue d’oc en continuant à ouvrir des classes bilingues dans les écoles primaires, et en soutenant la possibilité de créer des classes bilingues au collège et au lycée. Nous inscrirons la langue occitane provençale, selon les parlers marseillais, dans l’espace public (pose de panneaux bilingues pour les noms des rues, annonce orale des stations de transports en commun, panneaux d’information historique, accueil et services bilingues…). Nous créerons un comité de pilotage de développement de la pratique de la langue et de sa place dans la politique culturelle : développer l’information sur notre histoire régionale, créer des lieux d’exposition, et à terme un lieu unique d’accueil et de financement de toutes les associations qui font la promotion de la langue et la culture régionale.

 

3#48 Préserver le patrimoine de Marseille

Nous préserverons et mettrons en valeur le patrimoine unique de Marseille avec un accès des Marseillais·es à tout le littoral. Nous mettrons fin à la privatisation de certains segments du littoral. Nous mettrons en valeur les bâtiments historiques de la ville. Nous proposons de rénover les bastides qui sont encore la propriété de la ville, pour construire des éco-hôtels, des fermes urbaines, des lieux culturels et ainsi promouvoir un tourisme durable et patrimonial par l’intermédiaire d’une régie.

 

3#49 Soutenir la vie associative

Nous mettrons à disposition des associations dans chaque quartier des locaux pour organiser réunions, rencontres et événements festifs. Nous repenserons la gestion des bâtiments publics (écoles, locaux publics disponibles) pour les rendre accessibles aux associations qui contribuent à la solidarité, à l’accès aux cultures, etc.

 

3#50 Rénover et réouvrir toutes les piscines fermées

La ville dispose aujourd’hui de près de deux fois moins de piscines qu’il y a dix ans. À Marseille, la surface de bassin par habitant est près de quatre fois inférieure à celle de Lyon et trois fois inférieure à celle de Nice. Pour promouvoir la natation et l’apprentissage de la nage à tous les enfants, nous rénoverons et réouvrirons en un mandat les 8 piscines qui ont été fermées à Marseille depuis 2008.

 

3#51 Démocratiser l’accès aux sports nautiques 

Les Marseillais·es manquent d’accès à la mer et aux sports nautiques du fait de l’occupation du littoral par des clubs privés onéreux. A l’occasion de la tenue à Marseille des épreuves de voile des Jeux Olympiques en 2024, il est prévu de doubler la capacité d’accueil de la base du Roucas Blanc, avec 600 places de bateaux et des locaux neufs pour les activités municipales, le pôle France de voile et l’Unité de Surveillance et de Prévention sur le Littoral de la Police Nationale. Nous ouvrirons largement cette base nautique modernisée à tous les Marseillais·es dès la fin des Jeux Olympiques en 2024. Nous doublerons aussi la capacité d’accueil de la base de Corbières.

 

3#52 Soutenir toutes les pratiques sportives

La pratique du sport à Marseille ne se réduit pas à quelques grands clubs (Olympique de Marseille, Cercle des Nageurs Marseillais). Nous nous engageons à soutenir toutes les pratiques sportives amatrices et professionnelles pour encourager la diversité sportive, et permettre à chacun·e d’accéder à tous les sports. Nous rénoverons les stades municipaux et les terrains sportifs laissés à l’abandon et donnerons un accès simplifié à toutes les associations sportives, avec des horaires élargis.

 

Protéger les animaux

Marseille n’a jamais intégré la place et le bien-être des animaux dans ses politiques publiques. Il est temps de changer radicalement de vision, et de repenser la relation entre humains et animaux à l’échelle locale.

 

3#53 Créer une cellule municipale “SOS Animaux”

Nous créerons un numéro de téléphone et une adresse courriel « SOS animaux » dédiés au signalement des actes de maltraitance sur le territoire de la commune et géré par un service de la mairie en vue d’aiguiller le public vers les associations ou services compétents. Nous mettrons en place sur le site de la commune une plateforme de signalement des animaux perdus et trouvés. Nous organiserons régulièrement des campagnes contre l’abandon des animaux domestiques.

 

3#54 Développer des parcs canins et des espaces de ramassage des déchets canins

Nous instaurerons des espaces canins protégés dans les parcs, pour permettre aux chiens de s’amuser sans laisse dans des enclos larges. Nous installerons dans toute la ville des équipements pour faciliter le ramassage de déchets canins. L’information concernant ces aménagements canins sera transparente et facile d’accès via les réseaux et Internet.

 

3#55 Améliorer les mesures d’éloignement des animaux occasionnant des dégâts

Nous privilégierons les alternatives non génératrices de souffrance (ultrasons, épouvantails, graines contraceptives sélectives, clôtures…) dans tous les dispositifs qui cherchent à éloigner les espèces classées dans la catégorie « animaux susceptibles d’occasionner des dégâts » (rongeurs, pigeons, goélands).

 

3#56 Développer une relation saine entre les enfants et les animaux

Nous refuserons les activités de loisir exploitant les animaux (zoos, cirques…) dans le cadre des activités périscolaires. Nous favoriserons les activités de découverte de la vie animale dans les fermes responsables et dans les refuges pour animaux gérés par des associations.

 

3#57 Sensibiliser les forces de police à la protection des animaux

Nous formerons la police municipale à la lutte contre la maltraitance envers les animaux, les abandons et toute autre infraction en lien avec les animaux. Nous assurerons une permanence juridique relative aux infractions commises à l’encontre des animaux. Nous recenserons les infractions commises à l’encontre d’animaux sur le territoire communal afin de disposer de données statistiques non nominatives permettant de renforcer la lutte contre la maltraitance animale. Nous collaborerons avec les services de police et de gendarmerie nationale pour contribuer au démantèlement des réseaux de trafic d’animaux.