Marseille accuse un terrible retard en matière de lutte contre la pollution automobile : elle est classée dernière des 12 plus grandes villes françaises (rapport 2019 de Greenpeace, Unicef et le Réseau Action Climat). C’est le résultat de 25 ans de mauvaises politiques qui ont privilégié systématiquement le « tout voiture », sans prendre en compte ses conséquences : bouchons, pollutions et dégradation de la santé des Marseillais·es. Aujourd’hui Marseille souffre d’un retard énorme en matière de transports en commun : trois fois moins de transports en commun qu’à Lyon !

Il est temps de révolutionner les déplacements à Marseille en développant les alternatives à la voiture et l’interconnexion entre les différents modes de transport. Chaque Marseillais·e doit pouvoir quitter son domicile comme il le souhaite, à pied, en vélo, en moto ou en voiture, mais aussi garer facilement son véhicule pour prendre les transports en commun et rejoindre plus rapidement sa destination. L’intermodalité permet de réduire les nuisances liées à la voiture (pollution, bruit) et d’améliorer la convivialité et le bien-être des habitant·es. Nous réviserons le PDU (Plan de Déplacement Urbain) 2020-2030 pour appliquer tous nos projets. Nous y inclurons un vrai Schéma Directeur des déplacements doux avec échéancier de réalisation.

 

4#1. Se doter de moyens de pilotage des déplacements : Bureau des Temps et Conseils d’usagers

Nous créerons un Bureau des Temps pour coordonner tous les déplacements, sur la base des contributions des Conseils d’Usagers et de l’enquête “Déplacement des Ménages” 2020. Le Bureau des temps a pour mission d’adapter les horaires des services publics et l’organisation temporelle du territoire (aménagement, déplacements…), en prenant mieux en compte les attentes des usagers et la qualité de vie. L’approche temporelle propose, par exemple, de décaler les horaires scolaires, universitaires ou professionnels sur une zone donnée ou d’agir sur les horaires de livraisons, afin de limiter les encombrements sur les routes et dans les transports collectifs.

 

Faciliter les déplacements en transports en commun 

Donner la priorité aux transports en commun dans le PDU métropolitain pour en finir avec le “tout voiture”

Il y a un siècle, le réseau de tramway à Marseille était 3 fois plus étendu qu’aujourd’hui ! Les transports en commun ont été démantelés progressivement au cours du 20ème siècle, pour laisser la place au tout voiture. Nous stopperons les projets amenant davantage de voitures en ville, comme le projet de Boulevard Urbain Sud. Au sein de la Métropole, nous redéploierons tous les investissements vers les transports en commun, notamment dans les quartiers peu desservis, afin que les Marseillais·es puissent se déplacer de manière apaisée sans subir les contraintes de la circulation automobile.

 

4#2 Créer un vrai Réseau Express Régional (RER) dense de transports ferroviaires

En collaboration avec la Région et la Métropole, nous améliorerons la desserte des axes ferroviaires existants (Marseille-Aubagne-Toulon, Marseille-Gardanne-Aix, Marseille-Vitrolles-Aéroport Marseille-Provence-Avignon, Marseille-Martigues-Miramas), pour réduire les flux automobiles et permettre à tou·te·s de se déplacer rapidement en train. Nous étudierons la possibilité de connecter les dix gares ferroviaires marseillaises au réseau RTM pour augmenter l’offre de déplacements rapides dans Marseille.

 

4#3 Augmenter la qualité de la desserte des bus et tramways

Nous augmenterons la fréquence des lignes de bus, tramway et métro partout où cela est nécessaire. Nous augmenterons par exemple la fréquence des bus 19, 25, 47, 82, 96… ; nous créerons des voies en site propre ; nous étendrons les horaires, tôt le matin et tard le soir ; nous augmenterons le nombre de bus fonctionnant la nuit.

Nous créerons des lignes de bus transversales : L’Estaque – Château Gombert pour desservir notamment le Technopôle de Château Gombert et le campus de Saint Jérôme ; Saint-Louis – Verduron et Saint-Louis – Plombières pour désenclaver ces quartiers proches du centre-ville mais congestionnés par des bouchons interminables ; et Pointe-Rouge – Luminy pour améliorer l’accès aux Hôpitaux Sud, au CNRS et au campus de Luminy. Nous déploierons des navettes à la demande dans les quartiers enclavés.

Nous travaillerons avec la Métropole pour étendre massivement le tramway sur plusieurs axes en 6 ans :

extension du T3 au Nord jusqu’à Saint-Antoine (en passant par Gèze, Lycée Saint-Exupéry, La Castellane) pour un coût estimé à 452 millions d’euros;
extension du T3 au Sud jusqu’à La Rouvière (en passant par le boulevard Cantini, Sainte-Marguerite Dromel, La Gaye) pour 275 millions d’euros ;
création d’un T3b à l’Est de Sainte-Marguerite Dromel jusqu’à Saint-Loup pour 125 millions d’euros (en remplacement du projet d’extension du métro qui coûterait 6 fois plus cher) ;
extension du T2 de la place de Rome jusqu’à la place du 4 septembre (80 millions d’euros);
création d’une ligne T4: tramway des plages à Saint Loup et T4b Saint Loup – La Pomme (coût total 490 millions d’euros).

Dans une seconde phase nous réaliserons l’extension du tramway T1 vers l’Est des Caillols jusqu’à La Valentine et La Barasse (216 millions d’euros) et l’extension du T2 de Saint Charles à La Belle de mai (152 millions d’euros).

Ces deux premières phases coûteront un total de 1,8 milliards d’euros, soit moins que les 2,0 milliards d’euros prévus dans le PDU pour les transports collectifs à Marseille, grâce au réorientation du budget “métro Saint Loup” vers le tramway.

Dans une troisième phase, nous étudierons une ligne de tramway sur la Corniche Kennedy, des Catalans jusqu’au parc Borély.

 

4#4 Déployer un réseau dense de parkings relais sécurisés

De nombreux Marseillais·es et habitant·es des villes alentours ne peuvent pas se passer complètement de leur voiture ou de leur moto : ils habitent simplement trop loin du bus ou du train le plus proche. Nous créerons des parkings relais adaptés et sécurisés, afin qu’ils puissent laisser leur véhicule au pôle d’échanges le plus proche de chez eux et prendre un TER, un bus, un tramway, un métro ou un vélo. Nous visons un doublement du nombre de ces parkings d’ici 2026, notamment dans le Nord de la Ville. Ces parkings relais seront progressivement équipés de bornes de recharge électrique.

 

4#5 Rendre plus juste l’offre tarifaire pour une meilleure accessibilité 

Depuis 2015, les tarifs réduits sur critères sociaux pour les transports en communs ont été drastiquement revus à la baisse, la métropole ayant refusé leur prise en charge dans le cadre du transfert de la compétence transport. Cette situation est inacceptable : le budget transport représente une part trop lourde pour les ménages à faible revenu, les limitant trop souvent dans leur recherche d’emploi. Nous rétablirons des tarifs solidaires afin que tous les Marseillais·es, y compris les plus défavorisé·es, puissent en y accéder.

 

Réduire les circulations polluantes 

Marseille connaît régulièrement des pics de pollution très néfastes pour la santé. On estime à 2500 le nombre de morts prématurés par an du fait de la pollution de l’air dans notre ville. Nous ferons de la santé des habitants une priorité de la municipalité, en réduisant de manière accompagnée et intelligente toutes les circulations polluantes.

 

4#6 Constituer des Zones à Trafic Limité (ZTL)

Très répandues dans les grandes villes italiennes et déployées à Nantes, les Zones à Trafic Limité se montrent très efficaces pour diminuer la circulation au coeur de la ville et reçoivent l’approbation des riverain·es comme des commerçant·es. Dans une ZTL, la ville délivre des permis d’entrée aux véhicules motorisés suivants : riverain·es, personnes à mobilité réduite, entreprises, services d’urgence, taxis. Le nombre de permis délivrés est inférieur au nombre de places de stationnement dans la zone. Il est donc facile de s’y garer. Ce dispositif est élaboré en collaboration avec les habitant·es pour fixer les horaires modulables et les critères d’attribution des licences.

La ZTL est plus efficace que la ZFE (Zone à Faible Émission) pour réduire la pollution. Les contrôles sont beaucoup plus faciles à réaliser. Et la ZFE est injuste socialement, car elle revient à interdire l’accès au centre-ville aux véhicules anciens plus souvent utilisés par les ménages à faible revenu.

 

4#7 Déploiement de zones 30 sur la plupart des voies de circulation

Nous limiterons la vitesse à 30km/h dans l’ensemble des rues – en dehors des grands axes où une vitesse supérieure se justifie – comme cela est déjà le cas à Bordeaux, Grenoble et Strasbourg. Cette mesure apportera de nombreux effets positifs : diminution drastique du nombre d’accidents ; diminution des émissions de polluants ; espaces publics apaisés notamment pour les piéton·nes et cyclistes.

 

4#8 Convertir les flottes de bus à l’électrique et au GNV

Sur la centaine de lignes de bus que compte Marseille, seule 1 ligne (la 82) est aujourd’hui équipée de bus « propres », électriques, les autres étant équipées de moteurs gasoil. De très nombreuses villes ont débuté depuis plusieurs années le déploiement de flottes de bus propres, notamment GNV (Gaz Naturel pour Véhicules) : Lille, Nantes, Bordeaux, Paris, Toulouse, Nancy etc. Le GNV présente l’avantage d’émettre très peu de polluants tout en permettant des autonomies équivalentes au diesel. Dans sa version BioGNV, issue de filières de méthanisation de déchets ménagers ou agricoles, il permet une diminution d’environ 80% des émissions de gaz à effet de serre. Nous développerons un plan ambitieux de conversion d’une grande partie de nos bus au GNV et à l’électrique.

 

4#9 Équiper nos administrations de véhicules propres

Nous convertirons progressivement l’ensemble de tous les véhicules de la ville à ces énergies propres : véhicules de service, bennes à ordures ménagères, ramassage des encombrants, balayeuses, etc. Nous mutualiserons par ailleurs les installations de charge, en s’assurant que les contrats d’approvisionnement à l’électricité et au gaz passent à 100% d’énergie renouvelable et locale d’ici 2026.

 

4#10 Repenser et co-construire la logistique des livraisons

Le transport de marchandises représente 25% des émissions de CO2. Nous élaborerons un Plan Dernier Kilomètre visant à réduire l’ensemble des nuisances occasionnées par les livraisons en centre-ville : pollution de l’air, endommagement des voiries, nuisances sonores, occupation de l’espace. Il imposera notamment progressivement l’usage de véhicules propres (électrique, Hydrogène, GNV ou vélo), la limitation de la taille des camions et restreindra les horaires autorisés de livraison en ville ainsi que la place allouée aux emplacements de livraison.

 

4#11 Développer des solutions innovantes de plateformes innovantes pour optimiser les livraisons

Dans le cadre de ce Plan Dernier Kilomètre, nous lancerons un grand appel à projet sur la thématique de la logistique durable et bas-carbone du dernier kilomètre. Il permettra à des porteurs de projet (privés / parapublics) de proposer des initiatives innovantes pour réinventer la logistique du dernier kilomètre à Marseille :  mutualiser des espaces pour la livraison et le stockage, développer des modèles logistiques favorisant le circuit court alimentaire, utiliser des véhicules à énergie alternative, développer la vélogistique. Nous encouragerons la création de plateformes multimodales, interconnectées avec les réseaux de fret et permettant la mutualisation des moyens pour l’ensemble des acteurs de la distribution. Nous pourrons pour cela proposer du foncier dans le cadre de l’appel à projet, comme d’anciens hangars ou bâtiments SNCF situés en des lieux stratégiques.

 

4#12 Mettre en place une circulation restreinte les jours de forte pollution

Lors des pics de pollution, des mesures exceptionnelles seront prises : circulation restreinte et gratuité des transports en commun et des parkings relais, afin d’enrayer au plus vite ces épisodes de pollution.

 

4#13 Lutter contre la pollution des bateaux de croisière 

En association avec les grands villes-ports de la Méditerranée, Marseille instaurera une régulation des bateaux de croisière en Méditerranée sur le modèle de la réglementation mise en place en mer du Nord et mer Baltique. Classifiée en zone d’émissions contrôlées (dite zone ECA), la réglementation y interdit d’utiliser du fioul marin avec plus de 0,1% de soufre (contre 0,5% en Méditerranée actuellement). En partenariat avec la Région et l’État, nous contribuerons à accélérer le déploiement du raccordement des quais à l’électrique et au GNL pour les recharges des bateaux de croisière.

 

4#14 Informer sur la situation de la pollution de manière transparente 

Nous renforcerons les mesures de la qualité de l’air avec des capteurs placés dans tous les quartiers, contre 10 aujourd’hui, en lien avec la plateforme AtmoSud et les collectifs citoyens associés. Nous diffuserons une information claire et transparente (alertes, comparaison aux seuils OMS, etc.).

 

4#15 Développer des Plans de mobilité pour les entreprises (pour plus de co-voiturage)

Augmenter le nombre de passagers par véhicule est le moyen le plus rapide pour faire baisser le nombre d’automobiles sur les axes routiers. La moyenne nationale est de 1,2 passager par véhicule, ce qui est faible. Nous développerons les Plans de mobilité (anciennement Plans de déplacement des entreprises) pour optimiser et augmenter l’efficacité des déplacements des salariés d’une entreprise, diminuer les émissions polluantes et réduire le trafic routier. Nous commencerons l’exercice par les services municipaux.

 

Faciliter les déplacements à vélo

Le vélo est une solution à de nombreux problèmes : embouteillages, encombrement de l’espace public, santé publique, pouvoir d’achat, dynamisme des commerces de proximité, etc. De plus en plus de villes développent donc un grand réseau cyclable. Hélas, trop d’aménagements cyclables ne sont pas sécurisants à Marseille. Ils ne parviennent pas à convaincre les Marseillais·es de se déplacer à vélo tous les jours : des bandes cyclables à peine visibles sur les trottoirs, interrompues sans cesse, dangereuses pour les cyclistes, etc. A peine installées, ces bandes cyclables sont envahies par les terrasses des cafés et le stationnement sauvage. C’est aussi le plus petit réseau de toutes les grandes villes françaises : par exemple 3 fois moins de pistes qu’à Lyon ! Or, pour tous les déplacements de 1 à 5 kilomètres, le vélo est le mode de déplacement le plus rapide, le plus agréable et le moins cher.

 

4#16 Déployer un vrai Plan Vélo

Nous investirons dans la sécurisation de la circulation cycliste, pour tripler la part du vélo dans les déplacements du quotidien, à travers un Plan Vélo ambitieux, un renforcement du contrôle des stationnements gênants et une aide à l’achat de vélos électriques. Ce plan vélo sera intégré dans un Schéma Directeur des Modes de Déplacement Doux, afin d’assurer l’interconnexion fluide des différents modes de déplacement. Ce plan vélo sera co-construit avec les usager·ères et collectifs.

 

4#17 Créer un réseau de pistes cyclables

Nous créerons un vrai réseau de pistes cyclables en voies protégées sur la chaussée, et non sur les trottoirs. Il atteindra 300 km dans Marseille et sa périphérie d’ici 2026. Il s’agira notamment d’appliquer dans un premier temps le Plan Vélo de 130 kilomètres de pistes sécurisées, à double sens, continues, pour relier des points stratégiques et très fréquentés de la Ville et de la Métropole. Nous créerons également dans toutes les zones 30 des espaces de circulation partagés, en déployant une signalisation adaptée et des sas vélos. La cohabitation sera apaisée et sécurisée entre piétons, vélos et voitures.

 

4#18 Créer un réseau de parkings de vélos

Nous créerons un réseau dense de parkings à vélos sécurisés. Nous installerons 30 000 arceaux dans Marseille d’ici 2026, installés dans les zones de bureaux, de commerces, d’établissements scolaires, d’universités, et dans les parkings voitures, pour les résident·es ne disposant pas de garage. Nous créerons par ailleurs des grands parkings gardiennés dans les pôles d’échanges, les gares, les arrêts de tram et de métro. Nous coordonnerons l’installation de porte-vélos dans les bus et tramways.

 

4#19 Donner des moyens aux associations de vélos

Nous installerons une Maison du Vélo par arrondissement, dans lesquelles les collectifs et associations animeront des ateliers de réparation partagés, formation au vélo-cargo pour le transport d’enfants ou de charges avec des vélos adaptés et polyvalents. Nous soutiendrons les campagnes d’information pour encourager l’usage des mobilités douces (vélo et marche) et améliorer la cohabitation avec les autres usagers (voitures, moto).

 

4#20 Développer les vélos en libre-accès

Nous développerons le réseau de vélos en libre-accès dans toute la ville, et nous augmenterons le nombre de bornes dans les lieux fréquentés.

 

4#21 Renforcer les contrôles contre les stationnements gênants

Nous renforcerons les contrôles, pour mettre fin au stationnement à cheval sur le trottoir, à la circulation des deux-roues motorisés sur les pistes cyclables et à leur stationnement anarchique sur les trottoirs. C’est en assurant la sécurité de la circulation cycliste que l’on permettra le développement de l’usage quotidien du vélo.

 

Faciliter les déplacements à pied 

4#22 Créer des schémas de « déplacement doux » sécurisés aux abords des établissements scolaires

Nous créerons des voies « déplacement doux » sécurisées pour aller à la crèche, à l’école, au collège, au lycée. Pour mieux protéger la santé des enfants, nous créerons des zones 30 devant les établissements. Nous organiserons l’installation de dos d’âne et de places traversantes autour de chaque crèche, école, collège et lycée pour garantir une circulation ralentie et la sécurité des piétons. Nous expérimenterons la fermeture des rues des écoles à la circulation automobile matin et soir aux heures d’entrée et sortie des élèves. Nous garantirons la circulation des parents avec poussettes et celles des enfants en instaurant un seuil minimal de largeur de trottoirs. Les transports en commun seront gratuits pour les scolaires et des kits Pédibus pour le trajet vers l’école seront mis à disposition des parents.

 

4#23 Penser aux déplacements piétons à chaque rénovation de voirie

Les trottoirs sont très souvent étroits ou encombrés (stationnement illégal de véhicule, trottinettes abandonnées, terrasses de café). Les Marseillais·es se retrouvent obligé·es de marcher sur la chaussée, augmentant considérablement les risques d’accidents. La situation est particulièrement dramatique pour certaines populations : parents avec poussettes ou accompagnés de leurs enfants ; personnes à mobilité réduite ; personnes en situation de handicap ; personnes âgées. Nous préserverons la sécurité des piéton·nes en garantissant un seuil minimum de largeur de trottoirs à chaque rénovation de voirie, et en s’assurant que tout stationnement est interdit sur ces trottoirs.